Présentation

A – Intitulé du programme

 

Dispositifs Institutionnels d’Aide-accompagnement & Savoirs (DIAS)

 

Responsable du programme : Teresa Assude

Responsable-adjointe : Marie-Noëlle Roubaud

 

B – Objectifs

  • Développer une étude pluridisciplinaire des effets des dispositifs d’aide-accompagnement dans le cadre institutionnel en prenant appui sur la didactique, la linguistique et la sociologie ;
  • Concevoir, implémenter, analyser et développer des dispositifs d’aide-accompagnement aux acteurs dans le cadre d’institutions (notamment à l’école mais pas exclusivement) face à la prise en compte de la diversité (des acteurs, des savoirs) ;
  • Accompagner les acteurs dans la mise en place de collectifs de travail, et dans la co-construction de praxéologies professionnelles et d’acquisition de savoirs ;

 

C - Contexte 

En premier lieu, il faut prendre en compte le contexte institutionnel scolaire. Face aux difficultés des élèves, au décrochage et à l’échec scolaire, l’institution scolaire a mis en place un certain nombre de dispositifs d’aide personnalisée dont les effets ne sont pas toujours évalués. Par ailleurs, les enseignants sont confrontés à des publics d’élèves plus divers (notamment avec l’inclusion d’élèves en situation de handicap) et la gestion de la diversité n’est pas toujours évidente. Cette situation pose un certain nombre de problèmes à la profession.

En second lieu, il faut tenir compte du contexte de la recherche. Depuis quelques années, l’équipe mène des projets autour des élèves à besoins éducatifs particuliers (en situation de handicap ou en difficulté scolaire) qui nous ont permis de produire un certain nombre de résultats (cf. les publications). Mais ces travaux ont fait émerger d’autres questions de recherche et montrent également que certains points d’étude méritent d’être développés.

La proposition d’un programme de recherche sur les dispositifs d’aide-accompagnement se place dans ce double contexte et dans la continuité des travaux de l’équipe. Le programme DIAS vise à approfondir un certain nombre de questions de recherche tout en développant la coopération entre chercheurs de domaines de savoir différent et entre chercheurs et enseignants ou autres acteurs du milieu éducatif.

 

D - Description du cadre de la recherche conduite (cadre théorique, hypothèse, méthodologie)

 

La recherche s’inscrit dans une étude pluridisciplinaire des dispositifs d’aide-accompagnement aux acteurs et de leurs effets sur les apprentissages et sur le développement professionnel. Le point de vue sociologique permet d’étudier les relations entre les politiques éducatives, les parcours personnels des élèves et les parcours professionnels des acteurs. Le point de vue didactique permet de concevoir et d’analyser des dispositifs d’aide-accompagnement qui mettent les savoirs au centre de la relation éducative, et établissent des liens entre différents acteurs (notamment les enseignants et les parents) pour créer des conditions favorables aux apprentissages des élèves. Le point de vue linguistique amène à cerner les obstacles linguistiques que rencontrent les apprenants, à comprendre les malentendus touchant non seulement aux rapports aux savoirs mais aussi aux attentes institutionnelles.

La mise en œuvre de dispositifs innovants (ateliers d’écriture, dispositifs de prévention en mathématiques et en français) sera analysée conjointement entre chercheurs et acteurs de manière à créer des collectifs de travail et à permettre la co-construction de praxéologies et savoirs professionnels.

Nous ne développerons pas ici les différents cadres théoriques qui seront convoqués mais nous nous plaçons dans la suite de ceux que nous utilisons actuellement tout en essayant de développer des modèles théoriques nouveaux.

L’hypothèse centrale de la recherche est que les difficultés des élèves sont aussi des difficultés des enseignants, et plus généralement des difficultés des systèmes didactiques. A partir de ce présupposé, il nous semble important de travailler sur les difficultés des systèmes didactiques dans leur globalité. L’accompagnement des acteurs et des institutions apparaît alors comme un objet d’étude pour la recherche, non seulement du point de vue épistémique (pour la production de savoirs scientifiques) mais aussi du point de vue pragmatique (en produisant de moyens d’actions efficaces pour les acteurs car co-construits avec eux).

La méthodologie conjuguera enquêtes par questionnaire et par entretien, et enquêtes par observations de classe et analyse de dispositifs d’aide-accompagnement (vidéo-audio). Par ailleurs, un dispositif phénoméno-technique sera mis en place, ce qui permettra la création de collectifs de travail. Ce dispositif fera aussi l’objet d’analyses conjointes entre différents acteurs, ce qui pourra favoriser le développement professionnel des acteurs et la production de praxéologies professionnelles.

 

E - Résultats escomptés

  • Conception de dispositifs innovants favorisant les apprentissages des élèves.
  • Production de savoirs et de praxéologies professionnelles permettant la compréhension du fonctionnement des dispositifs et de leurs effets.
  • Publications d’articles rendant compte des productions de cette recherche.
  • Production de ressources pour les acteurs.

 

F – Demande de financements

Nous avons déposé un projet dans le cadre de l’appel à projets e-FRAN sur le numérique autour des dispositifs d’aide. Il s’agit du projet DANTEC – « Dispositifs d’aide numérique au travail, à l’étude et à la coopération » qui n’a pas été retenu. Nous envisageons ainsi de retravailler ce projet pour répondre à un appel à projets.

Par ailleurs, nous travaillons en collaboration avec des chercheurs de l’Université de Sherbrooke, qui eux, sont financés. Ainsi une partie de notre recueil de données et des missions des collègues en France seront prises en charge dans ce cadre.

Nous travaillons aussi à un dispositif d’aide d’apprentissage du lexique auprès d’élèves de 3 à 11 ans depuis plusieurs années mais nous manquons de ressources humaines pour faire passer les épreuves et récolter les résultats, d’autant plus que nous envisageons d’étendre ce dispositif à des élèves francophones.

 

G - Enseignants-chercheurs engagés dans le programme et doctorants

  • Enseignants-Chercheurs :
  • Doctorants :
  • Collaborations internationales avec l’université de Sherbrooke : Laurent Theis, Marie-Pier Morin et Jeanne Koudogbo

 

H – Planification (description des phases de réalisation principales sur un maximum de quatre ans)

Le programme de recherche est programmé sur quatre années.

  • Première année : Création d’un milieu pour la recherche et premier recueil de données. Mise en place d’un séminaire interne entre les participants au programme. Séminaire externe d’analyse croisée des données avec les collègues de Sherbrooke.
  • Deuxième année : Deuxième recueil de données, premières analyses conjointes, mise en place d’un dispositif phénomeno-technique. Séminaire interne au programme auquel s’ajoutent tous les acteurs de la recherche. Séminaire externe d’analyse croisée des données avec les collègues de Sherbrooke. Premières communications.
  • Troisième année : Analyses conjointes de l’ensemble des données. Suite des séminaires interne et externe. Participation à des colloques.
  • Quatrième année : Ecriture et publications. Communications dans des colloques. Organisation d’un colloque avec la production d’un livre.